Allons, du muscle !
[Dossier de la rédaction] Pas une seconde sans lui, pas un mouvement sans son concours. Le muscle est partout présent et heureusement... On en compte environ 650 dans notre corps et, si certains d'entre eux répondent au quart de seconde, il y en a qui travaillent sans nous. Paradoxe : on les cultive et on les fait souffrir.
200 muscles en action
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Savez-vous que...
Les muscles représentent 40% du poids d'un homme et 35% du poids d'une femme.
Le point de côté est un mystère ! On pense qu'il s'agit d'une crampe du diaphragme, le muscle qui sert à gonfler et vider les poumons.
Pour conserver des muscles ferment, il faut faire de l'exercice. A l'inverse, quand on tombe malade et qu'on est cloué au lit, les muscles "fondent".
La chair de poule : des petits muscles font dresser les poils sur la peau pour garder la chaleur dans le corps en fermant les pores...
Même quand nous sommes assis, les muscles travaillent pour nous maintenir le dos droit. Mieux le dos est musclé, moins on risque la douleur...
Nous parcourons en moyenne 150 000 kilomètres à pied pendant notre vie. Mieux vaut tenir la route !
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On n'y pense pas toujours, mais l'estomac, l'intestin, la vessie, les vaisseaux sanguins font leur travail sans que nous ayons à intervenir (ouf! ce serait épuisant...). Ces muscles « automatiques » s'appellent muscles lisses. Leurs contractions font, par exemple, progresser les aliments dans le tube digestif ou font circuler le sang à travers le corps.
Ces stimulations sont envoyées par le système nerveux autonome. Il faut aussi citer un muscle essentiel : le coeur. Lui aussi procède du système nerveux autonome. La deuxième espèce de muscles est formée par ceux qui répondent à nos sollicitations. Tous les mouvements de la vie courante en impliquent un plus ou moins grand nombre. Exemples : un sourire, 17 muscles du visage impliqués. Un sprint : 200 muscles en action, et en particulier le grand fessier, le plus puissant muscle du corps, le plus gros aussi et qui se loge dans la partie charnue de notre postérieur... Quant au plus petit, il se situe dans l'oreille, où il amortit les vibrations sonores de l'oreille.
Belle mécanique !
Tous ces muscles sont rattachés au squelette, ce sont les muscles squelettiques. Leurs cellules sont zébrées, et c'est pourquoi on les appelle aussi les muscles striés, en opposition aux muscles lisses. Chaque muscle est composé de deux types de fibres. Les blanches, qui travaillent vite, mais peu de temps et les rouges, qui sont sollicitées lors des efforts longs et peu exigeants.
Les muscles sont reliés à un os par l'intermédiaire d'un cordon appelé tendon. Le tendon est une espèce de courroie de transmission doublée d'un ressort : il a un rôle d'absorbeur de chocs car il est élastique. Et il permet au muscle de faire des économies d'énergie, comme pour un moteur. Un muscle fonctionne par contraction, sur une stimulation venant du système nerveux. Un muscle se contracte en même temps qu'un autre se détend. Pour vérifier cela, il suffit de plier le bras : on sent le biceps qui devient plus court et plus volumineux. Simultanément, le triceps (derrière le bras) se relâche...
Bien manger pour bien se muscler
Comme les muscles sont composés de protéines, il faut les nourrir de protéines. Donc, viande, poisson et oeufs. Mais le moteur qu'est le muscle a aussi besoin de carburant. On peut pousser la comparaison en disant que les sucres lents (pain, pâtes, riz,...) vont permettre d'aller plus loin, d'envisager un effort soutenu comme une course de fond. Les sucres rapides (jus de fruits, chocolat, barres de céréales,...) peuvent contribuer à fournir un effort intense. A envisager pour un sprint. Et comme dans une voiture, l'échappement sous forme de sueur va permettre de maintenir la température du muscle et d'éliminer les toxines.
Tout doux, tout chaud
Regardez bien les sportifs et inspirez-vous-en ! Quand ils arrivent sur le stade, ils se préparent lentement. Pas de précipitation : selon le bon principe « qui veut aller loin, ménage sa monture ».
Donc pensez à vos muscles : vous allez en avoir besoin, il faut les ménager. Première règle avant le sport : être confortable. Bons vêtements, jamais serrés pour ne pas contrarier le travail musculaire ni gêner la circulation. Et surtout avoir bien chaud.
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Les bobos des biscoteaux
La crampe
Elle intervient pendant l'effort. C'est une contraction involontaire et brutale de toutes les fibres d'un même muscle. Le remède : mettre le mollet en extension, par exemple.
L'élongation Le muscle est allé au-delà de ses possibilités d'étirement. La douleur est modérée. Remède : de la glace si possible et du repos.
La contracture
Elle est la conséquence d'une activité anormale ou exagérée du muscle. Il n'y a pas de lésions. Elle survient après l'effort ou le lendemain. Remède : chaleur, repos et patience (une à deux semaines).
Le claquage
C'est une déchirure musculaire accompagnée d'une douleur vive et d'une impotence : on est obligé de s'arrêter. Repos absolu pendant trois à quatre semaines.
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Ensuite, allez-y progressivement. Pour le stade, petites foulées, respirations profondes. Comme on ne demande pas de performances de F1 à une voiture que l'on démarre en plein hiver... Enfin, ne pas oublier l'échauffement.
Les trois principes de l'échauffement
En premier lieu, fabriquer réellement de la chaleur. Il faut donc fournir un effort suffisant pour générer vraiment une montée de la température du corps. Ensuite, il faut conserver la chaleur provoquée par l'échauffement : on ne se découvre que progressivement. Et on ne s'arrête pas : au bout de 10 minutes d'inaction, le bénéfice de l'échauffement a disparu. S'il faut attendre, par exemple, entre deux épreuves, il faut absolument continuer à bouger. Enfin, adapter la durée de l'échauffement à l'intensité de l'effort à fournir. Si on envisage une pratique intense qui mobilise beaucoup de muscles sur un temps long, il faudra un échauffement proportionné et très complet. C'est pourquoi on voit souvent des profs de gym qui font d'abord faire des étirements, répartis sur les différents étages du corps : on « tire » sur les bras, puis sur les jambes. Après, on passe au renforcement musculaire, dont les fameux « abdos »... et on termine par la mobilisation articulaire, pendant laquelle on fait travailler progressivement (et en douceur !) les articulations qui vont "servir" pendant l'effort.
A vous de jouer !
Si on a envie de développer ses muscles, il faut envisager de leur consacrer du temps et de l'énergie. C'est certainement le bon moment de la vie pour le faire, mais en respectant des règles impératives...
Tout est question d'entraînement bien compris.
Petit test à pratiquer chez soi pour s'évaluer. Placez-vous dos au mur, les pieds écartés de 20 centimètres environ, les cuisses horizontales, comme assis sur une chaise imaginaire. Et on chronomètre. Et on tient. Moins de vingt secondes... ? Hum ! Il y a du travail. Plus d'une minute ? Wouah ! Futur athlète en vue.
M. C.
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