Dopage : des
sanctions plus sévères ?
Dans
un entretien publié par Sud Ouest Dimanche, Jean-François Lamour, vice-président
de l'Agence mondiale antidopage (AMA), évoque la possibilité d'alourdir, voire
même de doubler les sanctions maximales en cas de dopage. Selon lui, celles-ci
pourraient passer « de quatre à huit ans de suspension », avec effet
rétroactif, pour un sportif convaincu de dopage.
Par ailleurs, ceux qui avoueraient s'être dopés et qui
accepteraient de collaborer avec les instances antidopage se verraient alors
récompenser. « On étudiera un système de remise de peine pour les repentis
qui fourniront des informations de qualité sur les filières » déclare
l'ancien Ministre de la Jeunesse et des Sports. Enfin dans le même temps, «
l'AMA proposera de conserver "en les congelant" les prélèvements opérés sur les
sportifs pendant huit ans, afin d'effectuer des analyses quand de nouveaux
procédés de détection seront au point » ajoute-t-il.
Ces mesures pourraient être adopter dés novembre, lors de la
prochaine Conférence mondiale antidopage, à Madrid. Conférence durant laquelle
Jean-François Lamour briguera la succession de Dick Pound à la tête de l'AMA.
© L’Équipe
Crédit photo : AFP
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