Europe 2008 : France - Une
médaille à la clé
[Championnats
d’Europe] - L'équipe de
France tentera de faire mieux que lors des deux précédentes éditions, à partir
de jeudi lors des Championnats d'Europe par équipes. Sixième il y a deux ans à
Volos, en Grèce, et repartie sans aucune médaille l'an passé à Amsterdam, la
délégation tricolore espère cette fois « être au mieux sur le podium »,
selon le directeur technique national Jean-Claude Jacquetin. D'autant que la
compétition se déroule en France, à Clermont-Ferrand.
Pour atteindre leurs objectifs, les Bleues peuvent compter
sur une équipe homogène, composée de Cassy Véricel, Laetitia Dugain,
Katheleen Lindor, Pauline Morel, Marine Petit et
Isabelle Severino. La première nommée, médaillée de bronze au sol lors des
Mondiaux 2007 à Stuttgart, est la chef de file d'une équipe de France désormais
ambitieuse. La jeune Lyonnaise, âgée de 17 ans, est surtout la meilleure chance
de médaille, au sol, pour le clan tricolore. Reste à espérer que sa blessure
récurrente à une cheville ne soit pas un handicap. Isabelle Severino est, quant
à elle, incertaine pour cause de blessure au dos. Si elle est en mesure de
participer à la compétition, elle vise surtout une qualification en finale de la
poutre, au même titre que sa partenaire Pauline Morel.
Difficile
d'oublier Emilie Le Pennec
Même si les règles de la compétition sont désormais
différentes, le DTN compte bien passer outre cet inconvénient pour rafler une
récompense. Histoire de faire oublier une certaine Emilie Le Pennec,
dernière Française à avoir décroché une médaille aux Championnats d'Europe (l'or
aux barres asymétriques), en 2005 à Debrecen. « La difficulté est que nous
sommes dans un format incertain, différent de celui des Mondiaux et des JO où il
y a une équipe de six, avec cinq passages aux agrès et les quatre meilleures
notes retenues, a expliqué Jean-Claude Jacquetin. Ici nous sommes dans un
format à cinq avec trois gymnastes sur tous les agrès. Nous n'avons donc pas de
droit à l'erreur et il n'y a pas de joker ». Pour le concours individuel, il
se montre en revanche nettement moins optimiste. « En individuel, nous avons
fait l'impasse sur le saut et nous sommes trop en retard aux barres asymétriques
pour espérer une qualification en finale ».
Face à une sérieuse concurrence, la tâche des Françaises sera
loin d'être aisée. La Roumaine Steliana Nistor, vice-championne du monde
du concours général et à la poutre à Stuttgart l'an passé, sera notamment la
grande attraction de la réunion. L'Italienne Vanessa Ferrari, médaillée
de bronze aux derniers Championnats du monde du concours général et la Russe
Ksenia Semenova, championne du monde aux barres asymétriques, seront elles
aussi à surveiller de près. L'Ukrainienne Daria Zgoba, championne
d'Europe aux barres asymétriques mais absente cette année, ne pourra en revanche
pas défendre son titre dans une compétition où 34 pays du Vieux Continent seront
représentés.
© L’Equipe avec AFP
Crédit photo : L’Equipe
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