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Analyse biomécanique
L’analyse de la descente et du balancé arrière n’a rien
de pertinent cependant une phase est essentielle bio mécaniquement parlant :
l’enroulé du premier salto avant.
En effet, en fin de balancé arrière,
les épaules doivent se trouver le plus bas possible alors que les pointes
sont orientées vers la haut. Nous sommes dans la configuration d’un balancé
arrière de très bonne qualité. L’évolution par rapport au balancé se
fait à ce moment là au regard du blocage des talons et du transfert de
moment cinétique qui en résulte. Les
épaules se renversent entraînées par la tête qui se rentre. De plus pour le Jonasson le corps est en position carpé ce qui accélère la rotation. Ce
transfert est parfaitement visible sur la vidéo et il est facile de
comprendre ce qu’apportent
le blocage des pointes et la montée des fesses pour obtenir la position
carpé. La notion de prise d’anneaux est bien explicite également puisque les
anneaux du gymnaste sont bien tournés en prise cubital dès le passage
vertical. Les conditions sont donc réunies pour que le gymnaste
transforme son balancé arrière en salto avant dans les anneaux.
ü
Le transfert de moment cinétique (blocage des
pointes pour transmettre l’énergie au reste du corps)
ü
Enroulé de la tête
ü
Fermeture jambes/tronc (augmentation de la
vitesse de rotation du salto par réduction du rayon de giration)
Analyse musculaire
Le rôle des courbettes dans les balancés de préparation
est bien sur primordial. Pour enrouler et faire travailler le corps en
arrondi, les courbettes doivent être maîtrisées tout comme la notion de
transfert décrite dans le paragraphe précédent.
L’action que le gymnaste doit avoir au niveau des
épaules est très particulière et c’est souvent à ce moment qu’il rate le
Jonasson.
En effet le gymnaste cherche souvent à anticiper en repassant les bras
devant pour venir prendre l’appui. Hors le gymnaste doit au contraire
tourner autour des anneaux qui travaillent dans ce cas comme un point
d’appuis. Après avoir donné l’orientation avec les pointes en fin de
balancé, bloquer ce balancé, le gymnaste enroule sa tête et agit en
adduction couplée en rétro pulsion sur les anneaux. La difficulté dans cet
élément est qu’il est avant tout un élément d’élan et que ces forces et
actions doivent être utilisées au bon moment et de manière pertinente. De
plus,
le régime de contraction des muscles en action (membre supérieur
principalement épaule…) est ambigu puisque l’élément est composé
de
différentes parties.. Travail concentrique de la verticale basse à
l’horizontale arrière, travail plutôt isométrique de l’horizontale arrière à
la verticale haute…
Les actions principales peuvent être décrites ainsi :
Ø
Travail en courbe de l’ATR courbe concave
arrière jusqu’au passage vertical
Ø
Passage en courbe concave avant
temps de fouet), épaules basses
Ø
Fermeture jambes/tronc, couple d’action adduction/rétropulsion,
tête rentrée
Ø
Maintient de cette position pour le second salto.
Le second salto paraît un moment plus simple que le
premier. En effet, presque naturellement, le gymnaste vient enrouler son dos
et sa tête ce qui entraîne la rotation. Pourtant,
rappelons-nous que le Jonasson ne doit pas comprendre de phase
réelle d’appuis et que pour créer cette seconde rotation le gymnaste doit
maintenir une vitesse et un transfert d’énergie important.
Enfin ne pas négliger la phase d’ouverture jambes/tronc
couplée au repoussé des anneaux vers l’arrière. En effet, le Jonasson n’est
pas un élément final, le gymnaste doit être capable d’enchaîner un élément
(lune, rétablissement arrière, autre salto dans les anneaux…), ce qui
implique une reprise de balancé rapide après le second salto.
Pré-requis
Aux anneaux, il n’existe guère de secret ! Le premier
pré-requis valable pour tous les éléments est le balancé. Ceci semble aller
de soit mais un balancé maîtrisé, ample, est capable d’être à l’origine des
grands tours, ou d’un élément tel le Jonasson est très dur à réaliser. Donc
pas de panique. Cet élément est simple à réaliser mais la base doit être
acquise.
Aussi, le gymnaste doit posséder une certaine souplesse
d’épaules (en dynamique), pour passer très rapidement de l’anté, à la
cubital jusqu’en rétro… Ceci correspond donc à une dislocation active.
Contrairement à se que l’on pourrait penser le homna
n’est pas un pré-requis puisqu’il s’agit exactement du même élément donc de
la même méthodologie d’apprentissage. Vous apprenez donc les deux éléments
en même temps…
Il n’est pas négligeable de maîtriser les doubles
rotations avant (trampoline...) pour ressentir et appréhender au mieux la
double rotation dans les anneaux.
Mais ne soyons pas dupe, les anneaux sont une affaire de balancés. Alors au
travail sur ces élans… |