
« Déception et sentiment d’être passé a coté de quelque chose ». Voilà l’analyse qui prédominait au retour de La Rochelle (17), le 28 mai, pour l’équipe de Benoît Heinrich (Mickaël Certain, Benoît Leret, Charlie Ozier-Lafontaine, Florian Sandrin et Timothé Garde, absent sur la photo).
En effet, suite a leur victoire en demi-finale au mois d’avril, avec un total confortable, le groupe espérait accrocher une place sur le podium en terre rochelaise. Après une préparation sérieuse et très encourageante, suite au dernier test, le collectif parfait avait l’envie de bien faire, peut-être de trop bien faire !
Le tirage au sort avait désigné le cheval d’arçons comme agrès de départ, la pire des situations pour débuter une compétition, mais il fait partie des 6 travaux d’Hercule de la gymnastique masculine. A cet handicap déjà important est venue se greffer, dès le début de l’échauffement, une blessure avec une entorse à la cheville pour Charlie Ozier-Lafontaine. Malgré cela, ses camarades ont poursuivi leur préparation sans savoir si Charlie allait pouvoir concourir, même avec un strapping et du courage, il a souhaité tenir sa place avec détermination sur 4 agrès.
Ces évènements ont déstabilisé le groupe. Se sont-ils mis la pression ? Toujours est-il qu’ils furent méconnaissables lors de ce premier agrès capital pour le résultat final, à ce niveau, laissant échapper plus de 3 points. Même si Benoît Heinrich savait que son équipe venait d’être condamnée à jouer les places d’honneur, c’est avec un esprit d’équipe remarquable que les 5 agrès suivants furent enchaînés, reflétant leur niveau puisqu’ils ont obtenu le 2ème total sur 3 agrès, mais il était trop tard…
La déception fût encore plus grande pour le clan montargois et ses supporters, lors du palmarès. Deux points les séparaient du podium. Le bilan des équipes évoluant au niveau national reste, somme toute, très satisfaisant pour le Cercle Pasteur puisque les 2 collectifs sont rentrés en super finale de division fédérale A1 et B1. Un résultat que beaucoup de clubs, sur le plan national, aimeraient bien posséder dans leurs annales.
