juillet 18 2011
La Gymnaestrada est notre racine. Il faut la maintenir

A l’issue de la manifestation, le président de la Fédération internationale de gymnastique, l’Italien Bruno Grandi, trace quelques pistes pour l’avenir.
Quel bilan tirez-vous de cette 14e Gymnaestrada?
Une fête populaire magnifique. Un formidable moyen d’expression pour la gymnastique de base, cette gym pour tous qui est l’origine de notre sport. La Gymnaestrada, c’est notre racine et nous devons la maintenir. Il ne faut pas uniquement penser au sport olympique, sinon nous allons réduire de plus en plus le nombre de pratiquants. La gymnastique, c’est 50 millions d’adeptes dans le monde; il faut donner à un maximum d’entre eux la possibilité de s’exprimer.
Ce sont pour moi des éléments fondamentaux. Le sport d’élite ne pense pas assez aux questions éducatives, au facteur santé. C’est d’autant plus important dans notre sport que la gymnastique pour tous fait travailler toute la motricité de l’individu.
Le charme particulier de la Gymnaestrada tient aussi à l’absence de classement, de hiérarchie…
Nous y tenons car c’est une belle chose. Tout le monde ici a le même droit de faire valoir sa conception de la gymnastique, d’exprimer sa culture de base à travers notre sport.
La Gymnaestrada va-t-elle tout de même évoluer ?
Des nouveautés seront introduites par la force des choses, et notamment en raison d’un nombre de participants qui ira sans doute en augmentant. C’est du reste un de mes souhaits: que la Gymnaestrada se mondialise plus encore, que des pays extraeuropéens l’organisent un jour (ndlr: à ce jour, la Gymnaestrada a toujours été organisée en Europe). Pourquoi pas l’Afrique, par exemple? J’espère aussi que les Japonais prendront l’initiative de l’organiser. Après, il faudra voir si les Européens joueront le jeu, s’ils se déplaceront massivement sur d’autres continents pour y participer.
Un mot sur l’organisation de cette 14e Gymnaestrada ?
Dans ce domaine, il sera difficile de faire mieux que ce qu’on a vu à Lausanne. Il y a bien sûr toujours des petits problèmes, surtout les premiers jours, parce que l’organisation de la Gymnaestrada est un peu naturelle, un peu spontanée. Il ne faut pas oublier que tout cela repose sur le bénévolat et que gérer une telle masse de participants est très complexe. Je parlais d’aller sur d’autres continents; nous risquons alors de rencontrer des problèmes d’une autre ampleur car on n’a pas partout la même tradition gymnique, le même sens de l’organisation qu’en Suisse.
» Source: 24 heures


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