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Les fiches techniques GAM

Wells (barres parallèles)
Tsukahara tendu (saut)
Sortie double arrière (barres parallèles)
Jonasson (anneaux)
Yamawaki (barre fixe)
Cercle Thomas (sol)
Lune salto avant tendu (saut)
Double salto arrière (sol)
Sortie Stöckli inversé ATR (arçons)
Engagé Adler (barre fixe)
Sortie vrille avant (anneaux)
Demi-tour ATR (barres parallèles)

mai 03 2011

La lettre du Président Bruno Grandi

Par Toumilovitch FIG

prof. Bruno Grandi, Président de la Fédération Internationale de Gymnastique

Les anciens se souviennent encore du premier Code. Douze pages, commises notamment par les Gander, Lapalu, Hentges, cadraient la gymnastique artistique masculine et formataient le jugement selon trois critères : la difficulté, la combinaison et l'exécution. C'était en 1949.

Aujourd'hui, le document s'est étendu à toutes nos disciplines, régissant absolument tout, développant partout ses métastases au point d'emprisonner la gymnastique dans un filet inextricable. Créé pour servir au développement de notre sport, le Code s'est emballé, comme une machine infernale que nous ne sommes plus capables de maîtriser. Pire encore. Il ne sert plus les juges, ni les gymnastes, mais crée des situations difficiles, parfois impossibles à gérer. Souvenez-vous Athènes !

Il est dès lors grand temps que tous ensemble, techniciens, juges, gestionnaires du sport, nous nous mettions autour de la même table et revisitions le Code, pour lui redonner la lettre et l'esprit pour lesquels il a été conçu. C'est le sens des Symposiums que la FIG organisera à Zurich (SUI) à fin avril pour la gymnastique rythmique, à mi-juin pour l'artistique et le trampoline et en septembre pour l'aérobic et l'acrobatique.

Simplifier les codes. Tout le monde est d'accord et doit garder à l'esprit les vertus du droit romain, le premier système juridique de l'Histoire humaine et qui fait encore autorité aujourd'hui. Selon ses auteurs, c'est la pléthore de détails contenus dans les textes qui diluent et étouffe la justice. Trop de lois tuent la loi !

Dès 2005, nous avons pris avec succès des mesures permettant d'harmoniser nos codes. C'est bien, mais encore insuffisant. Il faut une réforme en profondeur pour que le document serve le développement de la discipline. Il faut simplifier et non le contraire. Il faut surtout garder à l'esprit la raison d'être d'un code. A quoi sert-il ? Pourquoi un code ? La réponse nous est livrée par l'Histoire. J'observe au passage qu'une fois de plus, pour progresser, nous devons regarder brièvement en arrière !

Aux Jeux Olympiques de Londres, ceux de 1948, le jugement de la gymnastique a fait scandale ! En cause les juges qui évaluaient les exercices avec des critères en usage exclusivement dans leurs propres pays. Chacun jouait sa partition. Une cacophonie ! Un Code fut donc créé pour clarifier et classifier les critères de jugement, pour que chaque soliste joue la même pièce. Une harmonie fut enfin retrouvée.

Douze pages seulement en 1949, contre des centaines aujourd'hui, sans compter les milliers de signes de l'écriture symbolique ! Comment un juge peut s'y retrouver et surtout réagir, évaluer, décider en quelques secondes et avec la pression d'une finale olympique par exemple ? C'est impossible et au-delà des limites humaines.

Nous avons besoin d'un Code, d'une référence, de textes qui nous permettent de cadrer l'action des juges et d'appliquer le système Fairbrother, pour ne plus revivre des situations comme celles vécues à Athènes, ou à Londres. Nous avons des instruments, IRCOS pour ne pas le nommer, pour nous assister, s'il est bien utilisé, dans l'attribution de la note technique. Et nous devons accepter le fait que la note artistique relève d'une appréciation humaine. C'est la variable de l'équation. Faillible, mais pas tricheur. Et si nous devions nous perdre dans les nimbes de l'objectivité, des juges de référence sont là pour nous remettre sur le droit chemin.

Je vous remercie de votre attention.


» Source: Bruno Grandi - FIG


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