octobre 20 2010
Santé et dopage aux coeur des préoccupations à Rotterdam
Par eze333 Dossiers santé

En direct de Rotterdam, une première évaluation des Championnats du monde d’un point de vue médical.
Après quatre jours de formation à Rotterdam, l’émanation santé de la FIG a rendu ses premières évaluations auxquelles sont venues s’ajouter une allocution du Dr Michel Léglise, actuel président français de la commission médicale.
La Commission a pour mission première d’enregistrer les dossiers d'accidents et leurs circonstances, pour les utiliser ensuite à des fins statistiques permettant de dégager des conclusions tant médicales que sportives.
A ce point de la compétition, sept traumatismes ont été enregistrés durant les entrainements, lesquels ont entrainés le retrait de la compétition pour une durée comprise entre une semaine et six mois, selon la gravité de la blessure. Bien que ces chiffres soient encore trop élevés pour s’en féliciter, ils sont malgré tout en net recul face à ceux enregistrés au cours des dernières années.
La FIG souligne notamment l'efficacité toute particulière avec laquelle le comité organisateur local a géré l'organisation médicale, respectant en cela à la lettre les prescriptions dictées par la Fédération internationale. La gymnastique ne sera jamais un sport sans blessures, les corps des athlètes sont des outils fragiles et soumis à une pression constante. Mais la FIG semble mettre un point d’honneur pour que tout soit fait pour les éviter et pour qu’un staff médical de premier ordre prenne en charge les athlètes blessés malgré ces précautions d’usage.
L'Autorité antidopage des Pays-Bas a par ailleurs annoncé la présence d'un stand d'information à l'Arena Ahoy lors des Championnats du monde de gymnastique artistique dans le cadre de leur programme d'éducation.
Les 23 et 24 Octobre, en coopération avec l'Agence Mondiale Anti-dopage (AMA), des spécialistes fourniront des informations sur la lutte contre le dopage pour les gymnastes, leurs entraîneurs, leur personnel médical et toutes les personnes intéressées. Rappelons que fin novembre 2008, l'Agence mondiale Anti-dopage avait pointé du doigt la gymnastique et quatre autres fédérations sportives pour leurs lacunes et leur avait donné six mois pour se mettre en conformité avec le code mondial antidopage, ce qu'elles avaient fait très rapidement.
L’article du Dr Léglise, paru dans Le Gymnaste de décembre 1998 reste d’actualité pour ce qui touche au dopage en gymnastique :
« Aucun produit ne permet d'effectuer un triple salto au lieu d'un double. En outre, bon nombre de substances interdites peuvent entraîner des troubles de la perception dans l'espace, une diminution des réflexes, de la vigilance, tous inconvénients majeurs pour la pratique de la gymnastique. Les stéroïdes anabolisants pourraient être tentants, mais la gymnastique moderne, faite d'élans n'a plus besoin de masses musculaires aussi volumineuses. Nul n'est à l’abri du dopage, mais la gymnastique, par ses contraintes techniques tout à fait particulières, n'est pas confrontée pour le moment à ce problème. Cela n'empêche en rien la F.I.G. de rester vigilante, de poursuivre son programme d'éducation et de contrôles systématiques. »
Les drogues dites récréatives font parties intégrantes des substances illicites. Le cas de Yuri Van Gelder qui, rappelons-le, a été privé de Championnats du Monde par le directeur de l'équipe nationale des Pays Bas Hans Gootjes pour prise de cocaïne répétée est à ce titre exemplaire. Les fédérations comptent ainsi rappeler aux athlètes non seulement leur nécessaire exemplarité du point de vue sportif mais aussi la valeur de modèle qu’ils se doivent d’incarner.
» Source: FIG


Exporter ce billet en PDF
Imprimer ce billet
Recommander ce billet à un ami















Commentaires
Aucun commentaire